dimanche 10 avril 2011

Loose Diva


Soirée. Rien à mettre, rien ne va, menfousjesorspas.
Evidemment, on sort quand-même, on a passé l’âge. Dans ces cas là, on veut se faire discrète, alors on fait tout pour ne pas imprégner la rétine des AUTRES. On s’attend à une soirée beurk. On a la bouche qui fait beurk. On se sent beurk donc on s’habille beurk. On ne sera pas déçue.
Mais est-ce bien judicieux ? On ne va pas laisser un petit « coup de sans » empêcher les bons moments.
Moi, quand ça m’arrive, je me fixe un objectif : être une reine. La reine de la loose. Loose Diva, Queen of the looseuses.
Loose Diva, ça va se savoir. Faire deux/trois blagues à plat, boire une bulle de trop, ne rien comprendre même sans faire exprès, dire trouducul dans un moment de silence (optionnel), rire quand quelqu’un nous demande l’heure, dire qu’on ne connaît pas Télémarre aaah y z’en ont marre de la télé, faire ses retouches make up devant tout le monde avec la langue qui sort parce qu’on est concentrée, raconter qu’à 15 ans on a pété alors qu’on donnait son premier baiser… Et surtout SURTOUT : gommer toute intention de séduire, même intellectuellement.
Loose Diva, ça va se voir. Avant de sortir, on aura pris soin de s’affubler la tête d’un accessoire très Loose Diva : un truc TRES voyant, a priori ridicule, a priori trop osé, a priori démesuré... mais qu'en vrai, on aime sans jamais avoir osé le porter. Le gros avantage de l’accessoire Loose Diva, c’est qu’il a pour effet de remplacer instantanément une bouche qui pendouille en bouche qui sourit –la notre en premier-.
C’est ainsi qu’à la fin de la soirée, on aura tellement rit qu’on aimera ça, être une Loose Diva. On aura fait l’expérience que le ridicule intentionnel EST notre ami.
C’est ainsi que Loose Diva réussit toujours à faire leur fête aux coups de sans.






mercredi 6 avril 2011

l'humeur dans la culotte



C’est un fait : certains vêtements rendent culotte apparente. Non qu’ils soient transparents… plutôt une question de combinaison matière –couleur. Ces vêtements, on les a on les aime on ne va pas s’empêcher de les porter NON MAIS.
C’est LA que le problème surgit : gérer la marquedelaculottehorreurmalheur.
C’est LA que commence : la grande course à la culotte.
C’est LA que les boîtes à culottes de TOUTES les filles débordent de culottes jamais portées, parce que la culotte qui ne fait pas de marque, CA N’EXISTE PAS.
Pourtant c’est bien dit sur l’étiquette : culotte ANTI-MARQUE, preuve photo à l’appui, sauf que Photoshop ça devrait s’écrire photo chope. On SAIT que la photo est retouchée, mais on achète parce qu’on ne sait jamais… et qu’on voudrait bien la gagner, la course à la culotte. En trouver juste UNE qui ne marque pas et l’acheter en 10 exemplaires. Bref, on achète la photo photoshopée = on se fait photo choper. 3 clics sur Photoshop et hop, tu shoppes la culotte et hop, t’as perdu la course à la culotte.
Bon.
Nous voilà devant ce magnifique vêtement qui va inévitablement montrer ce que l’on porte dessous.
Pas de panique. Réjouissons-nous plutôt : on tient là une occasion. Une occasion d’afficher l’humeur du jour, mais sur nos fesses. Du coup, au lieu de se trouver dans une situation totalement bloquée jeveuxmettrecevêtement oui mais jeveuxpasquelaculottemarque… eh bien on se trouve dans une situation multi-choix.
1.     Le string = oui ouiiiii… chuis sexyyyyy… mais c’est pas ma faute c’est pour limiter les marques = je chauffe l’air de rien.
2.     La gaine = toi tu vas ramer, mon coco = mate moi le cul longtemps, parce qu’entre le moment où tu vas poser tes yeux sur l’endroit habituel de la marque de culotte et le moment où tu vas comprendre que la marque de la culotte, il faut la chercher plus bas sur la cuisse… j’aurai eu le temps de fumer une clope en faisant mine de ne pas te voir, coco.
3.     La culotte qui marque franchement = oui j’ai un cul qui marque = pense au double sens de « cul qui marque » et sache qu’aujourd’hui, je ne porte pas de string.
4.     Pas de culotte = j’ai pas dormi chez moi hier OU pas de barrière entre nous chouchou.
Voilà. Ca serait trop bête d’avoir la fesse muette. Saisissons l’occasion de se la faire expressive.
Quand l’humeur est dans la culotte, ça permet aux pudiques d’enfin réussir à se mettre un peu à nu.

mardi 5 avril 2011

quand le miroir dit conne



Il est évident que les miroirs ont une personnalité, des humeurs, des myopies fulgurantes et manquent parfois de courtoisie. Leur langage souvent châtié s’entend certains jours tel un châtiment dernier.

Après maintes demandes d’approbations verbales aux différents miroirs de la maison qui, on n’est pourtant pas bouchées, ont bien dit «ouiçavatupeuxsortircommeça», on met son trench, on introduit sa clé dans la porte car on est unpeuenretardquandmême et LA, un petit vicieux de petit con de miroir s’exprime d’une petite voix fluette «nonfinalementçalefaitpasdutout».

C’est l’histoire du dernier petit coup d’œil au miroir qu’on n’aurait jamais dû donner.
C’est l’histoire du miroir qui déconne qui dit conne.
Alors là on fait QUOI ? On le brise ou on se brise ?

Alors là UNE SEULE chose à faire : mettre du gloss.

Se rhabiller ne servirait à rien car les miroirs, lorsqu’ils entrent en période petitpervers, n’en sortent pas avant 24h au moins. Donc SURTOUT on tient bon, on sort de chez soi et on prend bien soin de se boucher les oreilles à chaque face à face intempestif avec un des membres de la bande nouslesmiroirsonestdescons (attention aux reflets dans les vitrines, on se voit dedans ça surprend et ça compte comme un miroir).

On met du gloss, donc.
Le gloss est la seule parade efficace contre le miroir qui dit conne.
Parce que le gloss, ça rend intelligente.
La preuve : je pense avec ma bouche et quand je mets du gloss, c’est brillant.

Glossez-vous !

Post-scriptum : je dois cette humeur à une amie qui écrit brillamment ici
http://inthemac.posterous.com/glittering-thinking

lundi 4 avril 2011

rayonner des pieds


Que faire les jours où l’on se réveille éteinte ? Où même nue, le blues nous habille. Où même ultra lookée, rien ne se dégage qu’un phénomène vibratoire à zéro. Où quoiqu’on porte, le blues nous rhabille. Hein, que faire ?
Moi, je mise tout sur les pieds.
De toute façon c’est un fait : quand on ne rayonne pas, on ne rayonne pas. Rien ne peut faire illusion, même pas le baume beauté éclair de Clarins. Rien sauf les pieds qui, en outre, ont l’avantage d’être les extrémités les plus éloignées du visage.
Tout miser sur les pieds, donc.
Chaussures sexy, chaussettes flashy, dentelle jaune, broche cerise sur escarpin, tout fonctionne, surtout si les couleurs ne vont pas ensemble. C’est ainsi que l’on se fait le pied étonnant, le pied rayonnant.
Et là, il se passe un truc formidable. En tant que « rayonnante, mais des pieds », on marche on marche et oooh magie, le rayonnement remonte. Chaussures qui claquent sur bitume : le rayonnement remonte la jambe à coups de talons hauts. La vibration remonte par le mollet, la couleur envahit la cuisse… il est 14h20 et je rayonne déjà des fesses. Un cul rayonnant, croyez-moi, ça se sent. A ce rythme, à 18h je rayonne des seins et je serai fin prête pour mon rencard de 20h. Il me baisera le pied et je ne serai pas jalouse de ce pied ; je le prendrai.