vendredi 30 septembre 2011

be a punk mémé





J’ai toujours aimé les petits vieux. Les pépés et les mémés. Parce qu’ils racontent et que moi j’écoute.
Mais aussi, il y a que je les prends pour des grands modèles d’élégance.
Attention, je ne parle pas D’Iris Apfel, que je vénère par ailleurs.
Non, là, je parle des pépés et des mémés apparemment tout simples : ceux qu’on ne trouverait pas dans des revues de mode.



Il y a chez eux une liberté quasi punk. Et moi, qui ne loupe pas une saison de fashion week MAIS qui refuse tout signe extérieur de fashion MAIS qui suis quand-même très vêtue MAIS qui envisage de me déguiser en Fantômette pour faire un casse dans les stocks de Jil Sander Chloé Céline Felipe Oliveira Baptista et 50 autres, MAIS qui ai la hantise du fashion victimise MAIS qui fashion compulse MAIS qui mets un point d’honneur à la singularité du style MAIS qui y’arrive pas tout l’temps MAIS qui y crois MAIS qui crois que l’idéal absolu c’est le feeling good tout estimée de soi… et moi, donc, les petits vieux, je les prends pour mes professeurs ès élégance.
L’élégance que le résultat de l’habit que tu portes combiné à toi comment tu te sens combiné à toi comment tu te sens avec les autres dans le contexte du présent, c’est LIBRE.
Et aujourd’hui, ça, c’est très punk.
I want to be a punk mémé.




mardi 27 septembre 2011

être une e-conne





Que faire quand le net rend fou ?
Fou, la course au likemelikemoi si tu m’follow j’te follow on est super on est fofolle-ower.
Fou, la schizophrénie du je crée mon profil, que ma-photo-ma-vie retouchée appli-iphonée c’est beaucoup plus moi que moi en vrai.
Fou, le j’me la pète sur internet, quand tu pètes tu twittes tu facebook tu mayor of ton quarter ça fait d’la mousse.
Fou, l’easy-technologie que même pas en rêve j’ai besoin de créer, juste j’utilise des fonctions et hop je diffuse que c’est moi l’artiste.
Fou, le règne de l’image et du tout à l’égo, l’illusion qu’en un clic, quidam peut devenir une icône et faire du fric comme une freak-chic.
Fou-fou, parce que sans tout ça, tout un tas de merveilles seraient restées invisibles. Il y a des pépites. Mais le paysage s’encombre et l’image se floute, je crois.
L’intelligence de la machine, la statistique du j’aime, ça me gêne ça me gêne pourtant j’aime aimer j’aime qu’on m’aime oui mais pour de vrai en clair en net et sans freak. La schizophrénie guette… ou la myopie.
Alors que faire quand le net rend flou ?
Déconnecter non. Trop de pépites nettes et brillantes.
Connecter autrement, plutôt. Avec la connerie du lapsus qui fait marrer au café. Avec le bourrelet de quand on s’assoit et la mèche rebelle de quand y’a du vent. Avec l’œil qui brille et l’odeur de la matière. Avec le roooh géniaaal des découvertes quotidiennes. Avec les gens qui font des trucs vraiment, qui disent des trucs vraiment, avec qui vraiment, on aimerait boire un café (du champagne, ok ok).
Les magazines papiers sublimes se multiplient grâce au net. Les créateurs talentueux respectueux du travail bien fait habillent plus de gens grâce au net. Les Amap fleurissent. Les isolés s’extirpent. Les artistes s’expriment. Les combats fédèrent. Futilités et fantaisies aussi, d’ailleurs je les vénère. Des commentaires s’échangent et finissent vraiment au café (bon, au champagne ok ok).

Connecter pudique, sans calcul public.
Retrouver l’élégance du lien.
Il est un net où les ondes positives prennent un sens.
être une e-conne



lundi 12 septembre 2011

dolls run the world (1900-1940)




















Photos prises fascinant au musée du jouet de Sintra, près de Lisbonne (museu-do-brinquedo.pt). Longue conversation avec son propriétaire, vieux monsieur digne élégant et chic dans son fauteuil mains tremblantes français parfait intrigué par cette femme à l'appareil photo, nez collé sur vitrines yeux plissés puis ronds, bouche ah et ooh... "Bonjour madame cela me ravit si mes jouets vous plaisent. Je vais vous raconter leur histoire, c'est-à-dire l'histoire de ma vie, de mes parents, de la guerre, de mes voyages, de la société la politique et les hommes."
Monsieur je vous écoute.


dimanche 11 septembre 2011

Lisette Torgnolle dompteuse de cafard





Savez quoi les amis ? Vot’Lisette s’est réveillée toute pleine de bosses. Lisette Torgnolle toute bossue? Nan nan nan mais ça va pas ! Faut remédier faut calfeutrer. Arnica pansements tralala et hop, pas vue pas prise, vot’Lisette a fait bonne fête avec bonne tête et bons potes.
Et puis les bosses sont revenues, moi vot’Lisette j’ai fait buuuuuuuuh.
C’est l’cafard. Y m’a donné des coups et bim les bosses. Purée de coup d’cafard, que vot’ Lisette elle sait bien qu’y frappe tout plein de gens de temps en temps. Que vot’Lisette elle sait aussi qu’entre gens, on se montre pas souvent nos bosses. Que du coup, qui est bossu se sent perdu.
Que du coup, c’est un peu con-con, parce que si on trouve une bonne planquette pour nos bosses… les cafards, eux, y sont toujours en liberté et peuvent donner des coups aux autres… parce que souvent, c’est le même cafard qui se balade et nous donne des coups à nous les gens.
Alors bon réfléchissons réfléchissons : si on peut pas mater les bosses, faut donc mater l’cafard.
C’est comme ça que moi, Lisette Torgnolle, suis devenue dompteuse de cafard.
Il est dit que Lisette Torgnolle dompteuse de cafard, je le regarde right in his face de cafard, le cafard. Juste je pense « j’vais t’mater, p’tit couillon » et hop, y s’immobilise et lève les papates. Dompté.
Il est dit que tout cafard bien dompté peut prendre goût au repos et arrêter de nous les briser.
Il est dit que moi, Lisette Torgnolle, suis pas la seule dompteuse de cafard. Je le sais parce que y’en a un que je n’ai pas dompté mais qu’a arrêté de me donner des coups.
Il est dit que Lisette Torgnolle fait partie de l’amicale des dompteurs de cafards, du mouvement solidarité-bossus.

Signé Lisette Torgnolle.

Post scriptum : il est dit que quiconque trouve tout ça gnan-gnan, je lui fais pan-pan cul-cul. LT.


mardi 6 septembre 2011

col chic dans la tête





Il faut penser à se protéger.
Les premiers jours de gris ne nous blueseront pas, parce que la voici la voilà, l’arme magique : le col.
Pas l’écharpe, hein, non : le col. Le col qui s’attache et tient tout seul, celui qui, contrairement à l’écharpe qui dégouline, s’enroule autour du coup sans tomber sur le buste. Le col bien autonome, que même le vent ne peut dessouder ; le col si bien attaché que l’on peut avancer tête haute sans craindre qu’il nous lâche, les bras libres et les épaules détendues ; le col qui fait barrière et empêche le froid de monter à la tête.
Alors bien sûr, un col oui, mais pas n’importe lequel : il faut un col bien chargé. Et je ne parle pas de style… non, là, il y en a pour tous les goûts chacunsesgoûts et qui veut un col saura trouver col à son cou. 



Un col bien chargé, donc. Car bien sûr, pour que le col soit une arme magique efficace, le col tel une arme doit être chargé…  Chargé de magie, sinon attention au froid-froid-dans-ta-tête.
Comment charger son col ? Eh bien la magie c’est comme le style : chacun la sienne chacunsesgoûts…
Là, par exemple, je vous montre quelques cols ultra chargés prêts à servir.
Un samedi de juin, par 35 degrés à Paris, mon amie O, telle un ange aux cheveux d’or, m’emmène chez le fourreur de sa mère qui liquidait son stock vieux de x années… O a vu les cols, O a dit maisquelbeautemps ! On y est allées avec Au et toutes les deux, elles ont ri à gorge déployée, me voyant dégoulinante de sueur mais tenant bon coule que coule, entortillée dans tous les cols fourrure de la boutique…
 Un lundi d’août, par 35 degrés à Lisbonne, nous étions simplement heureux, avec Fa, Jo et les poulets, heureux mais vraiment. Flâneries découvertes ôôô et ahhhh et hop, un col en tricot comme j’en rêvais ! La tricoteuse heureuse de trouver preneuse pour son dernier col : « j’arrête de faire des cols, personne ne veut payer 12 euros pour un col, les gens trouvent ça trop cher alors que moi, il me faut 10 heures pour le faire, le col… ». Après on a tous mangé des churros fourrés au chocolaaaaaaaaaat…

Un mardi de septembre, par mauvais temps à Paris, une histoire de famille toute cassée essaye de se renouer avec un col ramené de Russie et des petits pains de chez Kaiser…
Un jour d’août, mon amie Em, fine plume fine femme, à qui j’avais dit, six mois plus tôt « si trouves des bouts de corps, j’en cherche ! », se radine avec 10 têtes sans poser de question et nous voici toutes les 12 au resto… c’était bon !













Personnellement, dès que je me sens défaillir, je porte un col. Ces jours-là, quand on me demande comment je vais, je réponds en chanson : « je me porte comme un col… cols chics dans la têêêêête, fleurissent, fleurissent… » et je propose un pique nique par moins 5 degrés.
 J’aime manger. Il faut penser à se protéger.







samedi 3 septembre 2011

Lisette Torgnolle lance la niout fashion





Savez quoi les amis ? Ayé vot’Lisette elle est back from holidays. Des holidays passées le body dans un feutre. Il était temps qu'on m'redessine, j’en pouvais plus, fallait qu’je sorte !
Ouf.
Ouf, mais bon… Aussitôt sortie, aussitôt prise au collet par ze question des premières sorties de rentrée : que porter cet hiver quels achats faut faire pour être the first to be so fashion ?
Fou.
Sûr que moi, vot’Lisette, vais pas tortiller des gambettes, la mode j’adore for ever. Mais sûr aussi que moi, vot’Lisette, pas que j’me prenne pour une devine, mais avoir un look trop in, c’est pas in, c’est has bin (has bin pour has been in… Lisette se lâche Lisette slash slash).
Bon reprenons. Has bin on veut pas, total out on veut pas non plus, mais quoi qu'on veut alors, hein Lisette? Quoi que je veux aaaaaaaah je stresse veux retourner dans mon feutre et clic le capuchon.
Nan mais c'est vrai, aussi... La course au it-machin pour look in quand tu go out, la déferlante de logos qu’y faut leur courir après pour être in mais en first, la trouille que ton cabas y soit so 2012 c’est-à-dire total out, parce qu’y faut être 2014 dès 2011 pour être vraiment in. Nan mais vot’Lisette, pas qu’elle soit fatiguée, juste que pffffff y’a un moment, la logo-sphère, ça te tourne en rond ça te rend gogo dans ta tête qui finit par être carrée. Ca vire ridiculous, nan?!
Pffffffff… Lisette se dit calmos, Lisette se dit calmos.
Donc calmos. Finis les marathons. Vot’Lisette a pris une décision : faire du sur-place. De la fashion sur-place. Ni in, ni out. Just in the center of me. And now ze question is : mais where is the center of Lisette ? Bon, ben minute papillon… suffit de se calmos un poil. Tu ne me chercherais point si tu ne m’avais déjà trouvé, a dit le meilleur coach en image du monde, Blaise Pascal. (Lisette se la pète instruite, Lisette slash slash).
Il est dit que Lisette for ever ne sera ni in, ni out. Que c’est-à-dire que Lisette se fringuera très niout.
Il est dit qu’ainsi, Lisette économisera la semelle de ses shoes et le temps de sa life.
Il est dit que si ça s’trouve, Lisette se prendra encore plus la tête à trouver sa niout fashion, mais que foi de Lisette, Lisette sera niout ou ne sera pas, quoiqu’il en coûte.
Il est dit aussi que la niout fashion, elle est open à tous, que quand t’es ni in ni out, ça veut dire que qui que tu sois t’as pas à te poser la question de si tu rentres dedans ou pas, puisque t’es ni in, ni out… T’es juste niout.
Il est dit que du coup, Lisette a tous les samedis free…
On boit un drink on discute ?
Signé Lisette Torgnolle.

mercredi 31 août 2011

sortir




Faut-il rentrer?
Rentrer où, quand et dans quoi?
C'est la rentrée je suis rentrée mais je tarde à rentrer vraiment, à part dans le lard et dans mon jean.
Finalement, rentrer, je n'aime pas ce mot, à part d'un point du vue sexuel.
Voilà, décision est prise, plus jamais je ne rentrerai dans rien.
SORTIR.
Sortir de tout, sortir des codes, des cases, de sa case, sortir des conneries, de la routine, du brouillard, du cadre et les doigts du cul.
S'en sortir tête haute jusque dans les étoiles.
Happy days every day et même les jours sans sortir : s'en sortir, tête haute jusque dans les étoiles.
Wellcome back!